L’IA révèle de nouvelles découvertes sur le cancer de la prostate

Une nouvelle étude de Cancer Research UK vient de découvrir, grâce à l’IA, deux sous-types de cancer de la prostate jusqu’alors inconnus, jetant les bases de traitements personnalisés et d’un diagnostic plus précis.

Prostate cancer cell image taken using a scanning electron microscope (Photo courtesy of LRI EM Unit)

Quelques détails :


•⁠ ⁠Des chercheurs ont analysé les données sur le cancer de la prostate de 159 patients, en utilisant des réseaux neuronaux pour comparer les échantillons.

•⁠ ⁠Les réseaux neuronaux ont permis de découvrir deux sous-types distincts, remettant en question l’opinion médicale précédente selon laquelle le cancer de la prostate est un type unique de maladie.

•⁠ ⁠Ces découvertes pourraient aider à mieux informer le diagnostic et les traitements personnalisés pour l’un des cancers les plus courants chez les hommes.

Pourquoi c’est important ?

Avec encore une découverte révolutionnaire sur le cancer, il est clair que l’IA est et va complètement révolutionner notre compréhension et notre traitement des maladies les plus mortelles du monde.

Un remède contre le cancer semble plus proche que jamais.

(source IA Café Club)

En savoir plus sur Cancer Research UK (texte en anglais

Angers. Succès total pour le 5e Prostate Music Tour  

La 5e édition du Prostate Music Tour, le concert contre les concerts masculins, qui avait lieu le samedi 18 novembre dans la salle angevine du Chabada, a connu de nouveau un franc succès. Et pourtant ce n’était pas gagné selon les organisateurs, car les reprises des groupes invités étaient moins connues que celle des années précédentes. Mais fort heureusement le soutien à la cause l’a emporté et le public est désormais fidèle.

Les organisateurs et les musiciens sur scène, à la fin du spectacle (Photo Pascal Riondy

« Faire venir deux groupes tributes qui reprenaient les mélodies de groupes rock américains, c’était peut-être une erreur. Car dans les années 60-70, les groupes américains, dont les sonorités étaient bien particulières, attiraient moins le public que les groupes anglais. Et puis la Grande Bretagne ce n’étaient pas si loin et les groupes anglais les plus connus se sont produits de multiples fois en France », expliquait Yannick SOURISSEAU, président de Cancer Osons, lors de cette 5e édition du Prostate Music Tour, laquelle a connu un franc succès, comme les précédentes. 

« Il est vrai que la cause que nous soutenons, les cancers masculins, fait venir le public, lequel est ravi de découvrir ou redécouvrir les musiques légendaires de leur époque. Même si à l’époque ils n’étaient pas forcément fans », poursuit le président.

Ce qui certain, c’est que pour la 5eme fois, depuis sa création, l’association Cancer Osons qui soutient les hommes touchés par un cancer de la prostate et du testicule, mais aussi la recherche, les soins et l’accompagnement des patients, a fait salle comble. Et le public interrogé pendant le spectacle était aux anges. « Je ne connaissais pas vraiment Santana, mais le groupe ( MoonFlower esprit Santana – NDLR) qui reprend leurs titres est d’un excellent niveau. J’ai apprécié et je crois que je vais désormais écoutés ces musiques maintenant », expliquait une spectatrice, la soixantaine bien sonnée. 

Le groupe francilien Moonflower esprit Santana (Photo Pascal Riondy)

Mêmes propos à l’encontre de The Doors’spririt, le tribute du talentueux et charismatique Jim Morrison, mort à 27 ans et de son groupe The Doors. « Lou Ben le chanteur du tribute s’est complètement glissé dans la peau de Jim Morrison », explique Eric MAURICARD, programmateur du concert. « On y retrouve la même ambiance, envoutante et un peu barrée que du temps des Doors ».

« J’ai fermé les yeux et j’avais l’impression de réentendre les Doors »

Le public de l’époque a vieilli, tout comme les organisateurs, a l’exemple du président de Cancer Osons qui a tenté de se glisser avec difficulté et ceinture bien serrée, dans son pantalon de ses vingt ans, bardé des noms des groupes qui se sont illustrés sur les scènes des grands concerts de l’époque, pour lancer la soirée. Mais ce public désormais fidèle participe aussi avec un brin de nostalgie et ne boude pas son plaisir. « J’ai fermé les yeux et j’avais l’impression de réentendre les Doors sur scène », expliquait un spectateur à Lou Ben, le chanteur des Doors’spirit, lequel était plutôt ravi de l’entendre.  

Le groupe nantais Doors’spirit (photo Pascal Riondy)

L’ambiance était au rendez-vous et le public, comme d’habitude, pas vraiment pressé de partir, même si la plupart était restée debout pendant près de 3h30 de spectacle. Nostalgie quand tu nous tiens.

Quant aux groupes, venu de la région nantaise et parisienne, ils n’ont pas tari d’éloge pour les organisateurs, et le public, tout acquis à la cause et à leur musique de très bonne facture. « C’est la première fois que nous venons et nous avons été agréablement surpris. Les groupes que vous avez choisis sont vraiment top », déclaraient deux jeunes trentenaires, à l’issue du concert.

L’an prochain deux autres groupes investiront la scène du Chabada, que les organisateurs n’ont pas manqué de remercier pour leur professionnalisme et leur accueil. La date de la sixième édition n’est pas encore connue. De mêmes que les groupes, dont les noms n’ont pas été dévoilés, malgré l’insistance du public. Une chose est certaine, le rock des années 60-70 sera encore présent, avec peut-être un concert plus variété française et étrangère, mais dans une autre salle. « Pour ne pas casser le style que nous avons installé au Chabada et qui plait au public », conclut le président de Cancer Osons. 

Histoires de combattant.es : un moment d’émotion à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest à Angers.

Ouverte au public depuis le 21 octobre, dans le hall d’entrée de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest à Angers, l’exposition du photographe phocéen Hugues Charrier « Histoires de combattant.es) a ému les personnes présentes lors du vernissage. L’auteur était lui-même très ému lorsqu’il a évoqué ses rencontres avec les femmes et les hommes, touchés par le cancer, dont il a tiré des portraits qui ne laisse pas indifférents. A voir absolument pour mieux comprendre les ravages du cancer. 

Le photographe Hugues Charrier et le président de Cancer Osons, lors du vernissage

Les messages laissés sur le livre d’or, à l’entrée de l’exposition installée du 21 octobre au 15 novembre, sont éloquents. Chaque visiteur, le plus souvent en soins à l’Institut de Cancérologie, se reconnait dans cette galerie de portraits d’hommes et de femmes qui se battent contre cet ennemi invisible qui ne leur fait pas de cadeaux et qui ne laisse personne indemne. Une telle force se dégage dans ces portraits que l’on a envie de s’attarder pour comprendre comment ces personnes ordinaires, touchées au plus profond de leur chair, ont pu résister aux assauts du cancer. Une belle leçon de vie, puisque c’est bien de vie qu’il s’agit au travers de ces 30 portraits. 

« Il y a deux ans j’ai été sensibilisée par des amies et j’ai voulu faire cette démarche photographique pour rendre hommage aux personnes atteintes par le cancer », explique Hugues Charrier à Michèle Angibault, journaliste au Courrier de l’Ouest. « Je voulais faire des portraits avec une vision réaliste, humaine et artistique. Avec « Histoires de seins » (sur le cancer du sein, des femmes et de quelques hommes – NDLR) et « Chasseurs de crabes » (portraits d’hommes touchés par un cancer masculin – NDLR), j’ai convié des femmes et des hommes, tous volontaires, à se mettre à nu, au sens propre comme au figuré, pour leur redonner l’estime de soi, qu’ils retrouvent leur féminité ou leur masculinité par l’effet réparateur de la photographie ».

Contre le cancer, le combat des hommes et des femmes est le même

Au travers de ce travail, l’auteur, engagé dans de grandes causes, a pu découvrir et faire partager au travers de ses œuvres, ce qu’était le cancer : l’annonce, pas toujours comprise et acceptée, les traitements, souvent dévastateurs et les effets secondaires. Il a surtout pu comprendre, l’après, ce que les autres ne voient pas : « un monde de solitude et d’incompréhension, où les mots lutte et résilience ne sont pas galvaudés. Il a fallu faire face aux non-dits et aux tabous ». Et de poursuivre : « j’ai fait des rencontres bouleversantes et je souhaite que ce voyage photographique en résilience, qui met en lumière ces combatant.es et leurs aidants, accessible à tous, devienne itinérant ».

Pour l’association Cancer Osons qui soutient principalement les hommes dans leur combat contre le cancer de la prostate et du testicule, ceux qui font le plus de dégâts chez les hommes, cette exposition qui associent également les femmes touchées par un cancer du sein, a du sens. « Le cancer ce n’est pas qu’en octobre, pour les femmes, et en novembre pour les hommes, c’est toute l’année, et il n’a pas d’âge, de sexe, de couleur de peau, de religion, de culture et de situation sociale, il touche ou touchera tout le monde à un moment de la vie. Il faut donc tout faire pour s’en sortir et aider, avec ses moyens, ceux qui ont des difficultés », explique le Président de « Cancer Osons ! ». « Contre le cancer : hommes-femmes, même combat. Il était donc important pour nous de démarrer cette exposition pendant Octobre Rose et de la terminer pendant Movember ».

L’exposition « Histoires de combattant.es », est ouverte tous les jours, jusqu’au 15 novembre inclus sans difficultés pendant les heures d’ouverture de l’ICO, avec une obligation de se signaler auprès des gardiens des lieux pour l’ouverture des portes, en dehors des heures d’ouverture, plan vigipirate renforcée oblige. 

Une page du livre d’or de l’exposition