Le Prostate Music Tour – Concert contre le cancer masculin -, revient en novembre 2022 pour sa 4e édition

Le Concert Contre le Cancer de Cancer Osons, devenu depuis l’an dernier le « Prostate Music Tour », propose de faire intervenir sur scène, des groupes dit « Tribute », c’est-à-dire qui rendent hommage à des groupes rock légendaires des années 60 -70, en reprenant leurs titres à la note près, avec parfois les instruments et costumes d’époque. Certains groupes, pour la plupart professionnels, ont même été adoubés par les musiciens originels, encore en vie.

Ce choix est volontaire puisque les groupes d’origine, souvent masculins, se produisaient lorsque les personnes aujourd’hui touchées par un cancer de la prostate, avaient 20 ans. Il s’agit donc en premier lieu d’une opération nostalgique, mais aussi caritative et solidaire qui fait du bien aux hommes touchés, et aux seniors en général (conjoints, amis…), ainsi qu’aux plus jeunes, le rock des années 60-70 ayant traversé les âges.

Pour sa 4e édition au Chabada, l’association Cancer Osons propose deux groupes sur scène pour une soirée caritative exceptionnelle, dans une ambiance de folie qui permet de redonner de l’espoir aux malades du cancer. Les bénéfices de cette soirée seront reversés à une unité de cancérologie de la région des Pays de la Loire pour soutenir la recherche, les soins ou encore l’accompagnement des patients et des aidants. 

Réservation des places en ligne ou sur place : Billetterie CHABADA

Tarif : 20 €/ pers en ligne ou sur place avant concert, 25 € le jour du concert (en fonction des places restantes), 18 € pour les abonnés Chabada et adhérents Cancer Osons (sur présentation justificatif sur place)

Après le succès des années précédentes : The Heyman’s tribute to The Beatles, RoPE tribute to Pink Floyd et Tramp expérience tribute to Supertramp, en novembre 2018 et Kind of Queen tribute of Queen et The Jack tribute of AC/DC en 2019, l’association qui n’a pas pu organiser de concert en 2020 à cause des restrictions sanitaires, a accueilli en 2021, pour sa troisième édition : Mégaphone tribute de Téléphone, Zep Set tribute de Led Zeppelin et Fuzz Top tribute de ZZ Top. 

BACK TO THE POLICE, Tribute to The Police

Back to the Police sur scène (Photo Armelle P.)

Back to The Police est un Tribute Band dédié au mythique groupe The Police qui a révélé le musicien et chanteur Sting

Toujours diffusé en radio plus de trente ans après la dissolution du groupe, riche en tubes planétaires, The Police a réussi à inventer un nouveau son, un nouveau style mêlant adroitement le rock, le reggae, le funk…

Qui ne connaît pas aujourd’hui « Roxanne », « So Lonely », « Message In A Bottle » ou encore « Every Breath You Take » ?

Pour toutes ces bonnes raisons, Holy, le « Sting » du groupe, décide de créer en 2013 de « Back to The Police », un « tribute band » en hommage à ce groupe d’anthologie qui aura profondément marqué le monde musical.

Le seul but de Back To The Police : faire vivre ou revivre l’incroyable richesse musicale et la formidable énergie que pouvait déployer le célèbre trio anglais tant plébiscité en s’attachant le plus fidèlement possible à l’interprétation tant musicale que vocale…

The Police était un groupe de scène, c’est pourquoi Back to The Police interprète les versions « live » du groupe. Le public ne s’y trompe pas, Back to The Police est surprenant de fidélité !

Site web : https://backtothepolice.fr

The STRAITs Tribute to Dire Straits

The STRAITs sur scène (photo Angel’s Pixel)

Fondé en 2018, ce groupe de n’a pas tardé à défrayer la chronique locale. A chacun de leurs concerts, ce groupe de musiciens venus de tous horizons, fait salle comble. On comprend pourquoi lorsqu’on a la chance d’assister à un de leur concert.

Greg, guitariste et chanteur, est l’un un des moteurs de la création de ce collectif dédié à la recréation du son si distinctif de Dire Straits. Sa voix ressemble à s’y méprendre à celle du fondateur du groupe Londonien, Mark Knopfler, maquée par un son grave et chaleureux qui raconte le parcours d’une vie. 

L’autre ingrédient fondamental qui saisit les fans à la première écoute, est son unique de guitare de Patrice Flamain. Non content de reproduire à la perfection les différentes sonorités utilisés dans le répertoire de Dire Straits, il reproduit le toucher et la sensualité du jeu de Mark Knopfler à la perfection. 

S’ajoutent à cela des musiciens remarquables à la batterie, à la basse et au clavier, qui tous chantent. Ce groupe vaut véritablement le détour, tant pour sa fidélité au son de Dire Straits que pour l’émotion qui se dégage de ses concerts. Si vous voulez retrouver toute la magie du son de Dire Straits, ne ratez pas ce groupe qui devrait rapidement faire parler de lui en France et à l’étranger.

Site web : https://www.straits.fr

Réunion pique-nique pour le conseil d’administration de Cancer Osons

Pour la dernière réunion du premier semestre 2022, le Conseil d’Administration de l’association Cancer Osons avait décidé de retrouver en extérieur, autour d’une table de pique-nique. Malheureusement la météo n’était pas des plus agréables et il a fallu sortir le parapluie à la fin des échanges.

L’Aubance et le terrain aménagé qui permet de partager un pique-nique.

Pour la première fois les membres du Conseil d’Administration de l’association de soutien aux hommes touchés par un cancer masculin, avait décidé de se réunir autour d’une table de pique-nique, sur les bords de l’Aubance, à Saint Melaine sur Aubance.

Le ciel était relativement chargé en cette fin de journée et quelques gouttes étaient tombées au cours de l’après-midi. Mais le spécialiste météo qui préside l’association, avait détecté une accalmie entre 19h et 21h. Une durée suffisante pour diner et discuter des projets en cours au sein de l’association.

Il fut donc question pendant ces deux heures, au cours desquels chacun a pu apprécier les mets préparés par d’excellentes et excellents cuisiniers, du prochain concert contre le cancer, au Chabada à Angers, le 19 novembre prochain et de la Nordicancer prévue le 5 février 2023, au château de Brissac.

Au préalable Yannick a précisé son état de santé, lequel s’est légèrement dégradé et nécessite un retour en chimiothérapie (3e fois) à partir du 4 juillet. Ce nouveau traitement, différent des précédents, va consigner le président à la maison durant l’été, ce qui lui permettra de préparer les documents nécessaires à la promotion des événements dans laquelle l’association s’est engagée.

Fin de réunion sous la pluie …

Une partie des membres du CA réunie à Saint Melaine sur Aubance

Le concert contre le cancer, désormais appelé le « Prostate Music Tour », en vue de sa réplication dans d’autres salles dans les années à venir, accueillera cette année, le 19 novembre, deux groupes rock : Back To The Police, tribute du groupe The Police du chanteur Sting et The Straits, tribute du groupe Dire Straits. La billetterie va être prochainement mise en place, aux mêmes tarifs que les années précédentes (20 € tarif plein en pré-réservation, 18 € pour les abonnés Chabada, adhérents Cancer Osons, étudiants et personnes sans emploi, et enfin 25 € le jour du concert, s’il reste des places).

La Nordicancer  qui aura lieu le dimanche 5 février sera le premier grand rendez-vous sportif de l’association Cancer Osons. Cet événement aux allures scandinaves, dont les départs seront donnés depuis le Château de Brissac, au sud d’Angers, suivra l’exemples des grands rendez-vous nordiques de ski de fond. Un village nordique sera proposé aux proposés aux participants, lesquels pourront se restaurer de plats nordiques à l’arrivée, autour de braseros et d’un verre de vin chaud. Les marcheurs sans bâtons seront également acceptés. Pour l’instant l’équipe travaille avec l’IFEPSA (Institut de Formation en Éducation physique et en Sport d’Angers / Les Ponts de Cé), à la préparation des parcours de 5, 10 et 20 km.

Un classement sera établi, non pas en temps, mais en distance cumulées des participants d’entreprises et de groupes constitués pour l’occasion. L’association recherche des partenaires logistiques, plutôt nordiques, pour les aider à réussir cette journée dont l’objectif est de collecter des fonds pour la recherche, les soins et l’accompagnement des patients.

Pour présenter ces deux événements, une conférence de presse sera organisée début septembre. 

A la fin de la séance, chacun a sorti son parapluie, non pas pour se protéger des agressions des uns et des autres, – les réunions sont plutôt conviviales – mais pour se protéger des premières gouttes qui commençaient à tomber. 

Cancer de la prostate : côté sexe, on en parle !

Avoir une libido en berne laquelle annihile toute possibilité d’avoir des relations sexuelles, c’est la principale difficulté à laquelle sont confrontés les hommes soignés pour un cancer de la prostate. Cet obstacle conduit les hommes à cacher leur maladie de peur des moqueries de la part de ceux qui ont toutes leurs facultés en la matière. J’y suis confronté, alors parlons-en…

La vie à deux, souvent difficile lorsque survient le cancer de la prostate (Photo LDD Pixabay)

La baisse de libido entraîne souvent des problèmes au sein du couple. Le partenaire a tendance à associer la baisse du désir à une diminution de l’amour et de l’intérêt que l’autre lui porte. Cette situation entraine des tensions, parfois une séparation voire une déprime sévère pour l’homme concerné, pouvant aller jusqu’au suicide. Si pour le commun des mortels, le sexe n’est pas le plus important, en être soudainement privé peut entrainer des désordres psychologiques. La consultation d’un sexologue s’avère alors indispensable.

Mais dans le cas d’une affection prostatique, ce n’est pas la maladie qui porte atteinte à notre vie sexuelle et à notre virilité, nous les hommes. Sauf peut-être dans une phase très avancée. Ce sont plutôt les traitements qu’on nous inflige et en particulier l’hormonothérapie, un traitement très utilisé pour réduire l’activité de certains cancers.

Le cancer de la prostate est un cancer hormono-dépendant (ou hormonosensible), comme celui du sein chez nos amies les femmes. C’est-à-dire que les hormones jouent un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses. Et dans le cas des hommes, c’est la testostérone, hormone mâle sécrétée principalement pas les cellules de Leydig, situées dans les testicules, qui est concernée. La prostate qui contribue au bon fonctionnement de l’appareil reproducteur véhicule ces hormones via le sang qui se charge en cellules cancéreuses afin de les disséminer ailleurs. Pour réduire le risque de prolifération, les cancérologues ont recours à l’hormonothérapie, un traitement médicamenteux qui permet de réduire le taux de testostérone. C’est ce qu’on appelle la castration chimique. Un terme barbare qui, de prime abord, fait peur.

Tout le monde ne le sait pas, mais un bon taux de testostérone est associé à la performance sexuelle, au bon fonctionnement du système reproducteur, à l’entretien de la masse musculaire et à la pousse des cheveux et des poils. Avec un taux faible, les hommes voient leurs capacités sexuelles se réduire à néant et leur masse musculaire fondre comme neige au soleil. Adieu les pectoraux et autres biceps, ce n’est plus, au bout de quelques années, qu’un vague souvenir.

C’est cette perte d’une partie du fonctionnement de son corps, et non des moindres, qui fait du cancer de la prostate une affection taboue. Les hommes n’osent pas en parler et certains préfèrent même ne pas se faire soigner.

Continuer à vivre, malgré tout.

C’est vrai que dans notre société à la sexualité souvent débridée, il est plus facile de se vanter de ses performances sexuelles auprès d’un cercle d’amis qu’oser avouer que c’est la bérézina, bref que ce sexe que d’aucuns considère comme l’élément essentiel de leur masculinité, a décidé de rester au repos. La honte, quoi… Le dire, c’est provoquer des railleries de bas étage de la cantonade et qui risque de se propager plus vite que le cancer.

Et pourtant, pas de quoi rire, puisqu’un homme sur sept y passera dans sa vie. Alors si ce n’est pas maintenant, ce sera pour plus tard. Et ce cancer ne choisit pas : il touche indistinctement les bêtes de sexe comme ceux qui font abstinence. Peut-être vous qui riez dans votre barbe…

On peut en parler. Je le fais régulièrement, c’est même une forme de thérapie qui fait du bien. Et l’avouer plutôt qu’attendre que ça se sache, c’est aussi un moyen de couper court à toutes les rumeurs les plus fantaisistes sur le sujet. Si je ne m’en cache pas, – moi qui ai osé dire à mon oncologue : « Vivre ou baiser, j’ai choisi » -, j’avoue que ça n’a pas été aussi simple d’en parler.

Préférant maintes fois prendre des détours, j’ai vécu ce début de maladie comme un véritable handicap : celui de ne plus pouvoir assurer mon statut de mâle. Quoique ouvert sur le sujet, j’ai vu mon corps changer. Et de cette activité sexuelle que j’ai pu avoir avec ma partenaire, j’en rêve désormais la nuit. Car il ne me reste plus que ça : rêver…

Bien sûr, il reste l’amour de l’être cher, très important, lequel ne passe pas toujours par un acte sexuel, et une consultation chez un sexologue, possible, mais pas suffisante pour combler le déficit. Une partie de ma vie s’est donc envolée et j’ai dû pendre sur moi pour faire fi des sourires gênés de ceux que je croisais et qui savaient.

Après cinq ans de combat contre cette maladie sournoise, j’y pense encore et je me demande quand je reverrai mon sexe se gonfler de désir ? Peut-être jamais. Comme mes testicules dont la taille s’est réduite ou mes muscles qui fondent et que je réussis à maintenir à peu près en forme, grâce à l’activité physique. Oui, ce n’est pas simple la vie de cancéreux de la prostate. Mais je m’adapte et je ne me plains pas. L’essentiel, c’est de rester en vie et aimer celle avec qui je partage ma vie. Le reste à maintenant peu d’importance.