Angers : le 3e Concert Contre le Cancer Masculin est sur les rails

affiche Prostate Music Tour
L’affiche du Prostate Music Tour Angers

Annulé l’an dernier pour cause de crise sanitaire, la 3e édition du Concert contre le Cancer, organisé par l’association Cancer Osons, aura bien lieu cette année, dans la salle du Chabada à Angers le 13 novembre prochain. Au programme, comme pour les années précédentes, des groupes « tribute » qui rendent hommage et reprennent à la note près les musiques rock de groupes légendaires qui ont enchanté les oreilles des quinquas et autres sexagénaires, et que les plus jeunes apprécient aussi. 

Pour ceux qui ont un aujourd’hui cinquante, soixante ans et plus, ce concert est un grand moment de partage et de nostalgie qui fait vraiment du bien, surtout quand on est touché par une maladie aussi grave que le cancer », affirment les organisateurs. « Ça fait vraiment du bien de réécouter ces musiques qui ont enchanté nos plus belles années ».

L’an dernier, ce concert qui a vu défiler des groupes de grande qualité qui reprennent les morceaux les plus connus de groupes comme les Beatles, Pink Floyd, Supertramp ou encore Queen et AC/DC a été annulé à cause du Covid-19. Pour garder le contact, deux membres de l’association avait animé, sur les réseaux sociaux, un concert « live » avec des morceaux et des interviewes des artistes qui auraient dû être présents sur la scène du Chabada.

« Un moindre mal, mais ce n’est pas tout à fait la même chose », affirmaient les organisateurs dont l’intervention simultanée et en direct sur Facebook, Twitter Périscope et YouTube avait tout de même était très appréciée ». 

Cette année les contraintes sanitaires sont partiellement levées et permettent aux personnes détentrices d’un pass sanitaire d’accéder au Chabada. Certes le nombre de place est limité à 650 au lieu de 900, « même si ça ne nous permettra pas de faire une recette bénéficiaire, laquelle nous permet d’apporter une aide aux chercheurs, médecins et accompagnateurs qui travaillent sur le cancer masculin, nous assurons une présence qui permet de garder le contact et mettre en lumière ces cancers que les hommes n’osent pas avouer, comme s’ils avaient honte », précisent les organisateurs.

En espérant que, comme les années précédentes, des entreprises locales se joindront à nous pour organiser des opérations internes qui permettront de venir aider la cagnotte et aider ceux que l’association Cancer Osons soutient.

Trois groupes tribute de très bon niveau.

Mégaphone Tribute to Téléphone

De « La Bombe Humaine » à « New York avec Toi », de « Cendrillon » à « Ça C’est Vraiment Toi », c’est en gardant l’esprit et l’énergie de Téléphone, que le groupe vous emmène avec brio au cœur de cette décennie. Depuis sa création, en 2002, Mégaphone a donné plus de 300 concerts.

Les Fortune Tellers Tribute des Rolling Stones

C’est certainement le meilleur Tribute des Rolling Stone circulant en France. Les Fortune Tellers, c’est le « mythe » des Rolling Stones avec un répertoire qui navigue entre les « hypers tubes » et les « rarities », en couvrent les 5 décennies du groupe britannique formé en 1962, par le guitariste et leader original Brian Jones, le pianiste Ian Stewart, le chanteur Mick Jagger et le guitariste Keith Richards.

Faisant la part belle aux albums légendaires du « Greatest Rock’n’roll Band In The World » ils ont le groove, le grain de folie et la démence qui ont fait que les Rolling Stones sont entrés dans la légende. Avec en plus un chanteur « Performer et Jaggerien en diable », un duo de guitaristes qui, à eux deux sont imbattables… (comme dirait Keith Richards) et une section rythmique et clavier portant haut les couleurs du Rock’n’roll et de ce phénomène que sont Les Rolling Stones.

Fuzz Top Tribute to ZZ Top

C’est le groupe phare de la soirée. Le groupe professionnel Fuzz Top est né en novembre 2010. Depuis le 28 juin 2014 après leur rencontre avec Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard, les musiciens de Fuzz Top, sont reconnus comme tribute Officiel de ZZ Top

Fuzz Top a donné plus de 330 concerts en France et en Europe.

Concert ouvert à toutes et à tous dans le respect de règles sanitaires en vigueur, lesquelles peuvent évoluer d’ici la date du concert. A ce jour le « pass sanitaire » est obligatoire et la jauge limitée. Le port du masque est recommandé, mais n’est pas obligatoire. Réservations : billetterie du Chabada Cliquez ICI

Les Ducs d’Angers, des sportifs au grand cœur

L’opération est passée inaperçue dans les médias locaux, sauf sur les réseaux sociaux. Et pourtant elle aurait mérité qu’on en parle, car plus que la somme collectée dans le cadre des opérations lancées en novembre dernier, par notre association, c’est surtout le geste de sportifs totalement investis à nos côtés, qui compte. D’autant plus quand il touche un restaurateur aujourd’hui fermé pour cause de crise sanitaire.

Florian Hardy remettant la crosse à Lucas Colicourt, sur la glace de la patinoire d’Angers (Photo Ducs d’Angers)

Depuis deux ans l’équipe professionnelle de hockey sur glace, les Ducs d’Angers, soutient les actions que mène l’association Cancer Osons, comme d’autres grandes entreprises angevines, pendant le mois de novembre, période où le monde met le focus sur les cancers masculins via l’opération Movember.

Si notre association n’a pas pu organiser son troisième Concert contre le Cancer, afin de récolter des fonds pour la recherche médicale locale, il en était de même pour les actions organisées dans les mêmes temps par les entreprises, clubs sportifs et associations qui soutiennent la même cause.

En effet, si les Ducs d’Angers n’ont pas pu organiser un match dédié, au cours duquel des moustaches et rubans bleus étaient collés sur les casques des joueurs, en même temps qu’une tombola permettant de récolter des fonds pour venir grossir la cagnotte que nous constituons cette années, dirigeants et joueurs ont eu l’idée originale d’organiser un match virtuel en ligne, diffusé via le réseau social Twitch et de mettre aux enchères la crosse du gardien emblématique de l’équipe : Florian Hardy, au cours du jeu.

Ce match organisé le 29 novembre, avec le soutien du groupe immobilier Réalité, sponsor de l’équipe angevine, contre les Pirates eSports, a permis de mobiliser les fans et de sensibiliser les participants aux cancers masculins. Une belle opération qui a permis de récolter 507 euros et d’attribuer la crosse au meilleur enchérisseur : Lucas Colicourt, un jeune restaurateur de Baugé en Anjou (49).

Ce dernier que nous avons rencontré lors de la remise de prix n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il collectionne et affiche tous les maillots et accessoires des hockeyeurs angevins. La crosse signée de la main de Florian Hardy, qui est également gardien de l’équipe de France, était l’accessoire qui manquait à sa collection.

Un beau cadeau pour ce jeune entrepreneur, car son restaurant comme tous les autres, est fermé depuis plusieurs mois. Suivre les exploits des Ducs est pour lui un moment d’oublier les soucis qui se profilent à l’horizon si la crise sanitaire dure. 

Lucas Colicourt avec Yannick SOURISSEAU, Président de Cancer Osons lors de la remise de la crosse de Florian Hardy (Photo Ducs d’Angers).

L’annonce du diagnostic lors d’un dépistage de suspicion de cancer

L’annonce du diagnostic, un moment difficile pour le patient (Photo Pixabay)

Il est commun de dire que cette révélation laisse sans voix. Parfois elle ne laisse pas sans voix, elle inspire de la révolte, de la colère, de l’incompréhension et le plus souvent un immense désarroi. Les plus « solides » y voient une sorte de fatalité, les plus « narcissique » y voient une injustice à leur égard, les plus « dissocier » y voient une ignorance, les plus « épicuriens » y voient une impuissance, les plus « débrider » y voient une plaisanterie, les plus « optimistes » y voient une épreuve à traverser, le plus « pessimistes » y voient une infirmité….

Je pourrais continuer, ainsi, durant des dizaines de pages tant les cancers sont différents, tant les personnes sont singulières. Il y a autant de cancer qu’il n’y a de personne.

Ce qui rassemble toutes ces personnes et tous ces cancers, c’est la phase d’annonce du diagnostic faite par l’oncologue. Celui-ci, suite à des conversations avec ces autres collègues et résultats de divers ; scanner, scintigraphie, TEP, et autres méthodes d’investigations radiologiques pointues, détermine et sous-pèse la gravité ou l’étendu de la ou des tumeurs. 

Le diagnostic posé, le patient, puisqu’à partir de ce moment-là nous passons un cap, celui de personne saine à celui de malade, la mécanique médicale se met en branle. 

L’annonce de diagnostic, fait de nous des personnes atteintes d’un cancer, cela ne fait pas de nous des personnes handicapées, ni des sous personnes contagieuses, ni des cobayes en expérimentations, et surtout pas des femmes et des hommes en dehors de la société. Nous sommes vivants et nous espérons que le grand soir, soit le plus tard possible.

L’annonce de diagnostic n’est pas un faire-part de décès prématuré, car cette annonce modifie, non seulement la perception que l’on a de nous-même, mais également la perception que les autres ont de nous-même, ainsi que la perception du monde qui nous entoure. 

La médecine oncologique a évolué au-delà de toute espérance, d’un point de vue techniques, diagnostics, traitements et prise en charge. La mécanique de prise en charge est bien huilée, le suivi pathologique, lié au cancer proprement dit, réponds à cette évolution. Je ne me permettrais pas de le remettre en cause. 

La mécanique fonctionne, mais qu’en est-il de la carrosserie, du carburant, des batteries, des sièges, du confort, de la tenue de route, des pneus, des freins, des divers liquides nécessaires etc… etc… 

Le corps comme un véhicule qui doit, coûte-que-coûte continué d’avancer. 

L’annonce de diagnostic regarde l’aspect mécanique et passe, quelque peu, à la trappe le reste. 

C’est ce « reste » qui provoque, chez beaucoup d’entre nous, cet état de sidération, d’abattement voir de mélancolie profonde, car l’alternative est souvent « radicale », vivre ou mourir !

Cette alternative, si difficile à appréhender doit pourtant prendre en compte que la médecine fait d’énorme progrès.  Il est juste de constater que, pris à temps le cancer recule et que nombre de personne vivent « avec » dans leur intimité la plus profonde et, surtout, nombreux ceux qui s’en sortent.  Je n’en oublie pas, pour autant, certaines sœurs ou frères d’annonce, pris dans le cercle « malin » du cancer, qui ne trouve qu’une issue inéluctable à leurs tourments.

Vivre « avec » signifie aussi, manger avec, dormir avec, danser avec, pleurer avec, nager avec, rigoler avec, aimer avec etc… etc… Toutes ces choses qui sont la carrosserie de ce que nous sommes. 

Vivre « avec » c’est rentrer en résistance face à un ennemi que l’on apprend à connaître et qui deviens avec le temps un compagnon de route, bon gré, mal gré. Apprenant à vivre avec, petit à petit, pas à pas, rencontre après rencontre.  

Alors ! Me direz-vous, la médecine prend en charge la douleur ! Les diététiciens prennent en charge l’alimentation et l’équilibre alimentaire ! Les esthéticiennes prennent en charge les soins du corps ! Les Kinésithérapeutes prennent en charge les corps ! Les psychologues prennent en charge la santé psychique ! Les psychanalystes prennent en charges les soins de l’esprit ! Tous sont là pour la qualité de vie du patient, non ! 

Indubitablement, toutes ces professions et d’autres « aident » à « vivre avec », mais, car il y a un mais, rien ne remplace la parole d’échange entre personne atteinte de cette maladie. L’échange de pratique, l’échange d’émotion, l’échange d’astuce, l’échange de comportement, l’échange sur cette vie différente que l’on vit et qui nous rassemble et qui fait que nous avançons en sachant qu’une sœur ou qu’un frère comprends et entends qui nous sommes. 

Certes, l’annonce de diagnostic doit être faite par l’oncologue référant, mais la parole d’un patient « atteint » doit être impérativement liée à celle du médecin. Cela demande, certainement, une formation spécifique, pour faire de ce moment, non pas un moment de doutes et d’incertitudes, mais un moment d’espoir et d’avenir. 

Dominique CHALLOU. Décembre 2020.