S’exposer au soleil après un traitement contre le cancer.

C’est la période estivale et nombreux sont ceux qui vont partir vers la plage ou des régions fortement ensoleillée. La question qui se pose pour de nombreux patients dont la chimiothérapie est terminée depuis plusieurs mois : peut-on se faire dorer au soleil sur la plage ou sur le bord de la piscine ? Ce n’est pas très conseillé, même six mois après.

Revenir de vacances avec une peau cuivrée, c’est le rêve de tous ceux qui partent vers le littoral, y compris ceux qui sortent d’un traitement du cancer et qui ont retrouvé tout ou partie de leur condition physique. Chimiothérapie ou radiothéraphie et soleil sont-ils vraiment compatibles ? C’est la question à se poser avant d’offrir son corps dénudé au soleil.

Si les bains de mers ne sont pas interdits et même plutôt conseillés, certains médicaments utilisés en chimiothérapie, sont photosensibilisants, c’est à dire qu’ils peuvent être à l’origine de réactions cutanées totalement imprévisibles sur les parties exposées au soleil. C’est bien connu, la chimiothérapie touche les plus petits vaisseaux sanguins, c’est d’ailleurs ce qui entraine, pour certains, une chute des cheveux ou des ongles. Preuve que le traitement n’est pas anodin pour l’organisme.

Et si des érythèmes et autres affections cutanées se produisent pendant le traitement, ils peuvent se poursuivre ou réapparaitre plusieurs mois après l’arrêt du traitement, encore plus si le produit contient des photosensibilisants et que l’on s’expose au soleil.

Dans le meilleur des cas, il faut au moins un an pour éliminer les effets de la chimiothérapie. Si certains produits toxiques sont toujours présents, une exposition au soleil peut entrainer un coup de soleil, plus rapide que d’habitude, des plaques rouges ou des boutons avec de fortes démangeaisons, voire une pigmentation anormale, de couleur brune ou bleutée, et parfois irrégulière, avec des taches blanches. Ce n’est pas du plus bel effet…

La première des choses est de demander au service de lutte contre le cancer si le produit administré contenait des molécules photosensibilisantes et dans tous les cas si l’exposition au soleil n’est pas contre-indiquée. Si c’est le cas il est alors conseillé de prendre un bain avec un tee-shirt ou s’enduire la peau d’écran total pour éviter un bronzage type crustacée en sortie de cuisson ou genre dalmatien.

Il en est de même pour la radiothérapie qui fragilise la peau aux endroits irradiés. A cet endroit la peau est plus sèche que d’habitude et le risque est grand de développer un cancer de la peau, un carcinome cutané, à l’endroit concerné par les soins. Il est donc fortement conseiller de ne pas exposer les zones touchées. Dans tous les cas, exposition ou non, il est conseillé de bien hydrater sa peau avec une crème qui permet de lutter contre la sécheresse.

Et si le soleil n’est pas contre indiqué, restez prudent tout de même, surtout si l’arrêt du traitement est récent.

(source Doctissimo)

Le sport pour se donner toutes les chances d’éloigner le cancer

Pour les personnes touchées par le cancer, la fatigue liée à la maladie et aux soins laissent souvent peu de place à l’activité physique. Pourtant cette dernière est nécéssaire car elle contribue, selon les soignants, à la réussite des traitements. La plupart des centres de lutte contre le cancer propose aux patients l’Activité Physique Adaptée (APA). Et ça marche …

La marche nordique est l’un des sports adapté proposé par les centres de lutte contre le cancer. Plus tonique que la marche classique, ce sport d’endurance utilise 80% de la musculature et contribue à la diminution de la masse graisseuse (photo ville de Waldighoffen)

« L’activité physique joue un rôle déterminant face au cancer », écrit Claudine Proust dans le Particulier Santé. « En prévention mais aussi à tous les stades de la maladie, pour lutter contre ses symptômes, limiter les effets secondaires des traitements, puis éviter les récidives, le sport a un effet bénéfique ».

« Quand on a lancé nos premiers programmes en 1998, on nous prenait pour de doux dingues », explique le le Dr Thierry Bouillet, oncologue à l’hôpital Avicenne, à Bobigny et président de la Fédération nationale Cami Sport&Cancer qu’il a fondé en 2000 avec un ancien champion de karaté. « 20 ans plus tard l’idée est prise très au sérieux ».

Désormais l’efficacité du sport dans le parcours de santé des patients atteint d’un affection de longue durée (ALD), n’est plus à prouver. La pratique sportive est même inscrite dans la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016. Il ne fait donc plus aucun doute qu’elle a une part importante dans la lutte contre le cancer.

« Non seulement l’activité physique est un facteur d’équilibre psychique, mais elle constitue la meilleure prévention contre les maladies cardio-vasculaires, diminue le risque de maladies métaboliques et prévient les pathologies ostéo-articulaires et bien sûr les cancers », insiste le Dr Bruno Cutuli, oncologue-radiothérapeute de l’institut du cancer Courlancy à Reims.

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’inactivité sportive serait même la cause de 21 à 25 % des cancers du sein et du colon. Si certains cancers sont dus à des facteurs génétiques, endocriniens ou encore environnementaux, mais une activité physique régulière associée à une alimentation pauvre en sucre et en corps gras contribue à réduire le risque. Plusieurs études le démontrent désormais, notamment pour les cancers de la prostate et du poumon.

Le sport, contrairement à une idée reçue est également une véritable arme anti-fatigue, celle due principalement aux traitements lourd et notamment la chimiothérapie, souvent éprouvants pour les malades. Et les médecins en sont désormais convaincus : « ce n’est pas en restant au lit que l’on retrouve des forces, même si l’activité physique ne règle pas tout », soutient le Dr Bruno Reynard, chef de l’unité transversale Diététique et nutrition de l’Hopital Gustave Roussy à Villejuif.

Le sport doit être un plaisir …

« Les cellules cancéreuses adorent l’insuline », prévient le Dr Bouillet. « Faire travailler ses muscles c’est augmenter leur consommation de glucose et donc diminuer le taux de glucose dans le sang ». Idem pour la masse grasse, notamment celle de l’abdomen qui entraine un déséquilibre inflammatoire et métabolique, lequel joue un rôle important dans le déclenchement de cancers. Cette défaillance pourra facilement être atténue par la pratique de sports d’endurance, comme la marche nordique ou le renforcement musculaire.

L’activité régulière a aussi pour effet de modifier le métabolisme hormonal en diminuant la circulation d’oestrogènes libre dans le sang lesquels contribuent au développement de cancers hormonodépendants comme ceux du sein ou de la prostate. Enfin, l’activité physique renforce le système immunitaire, en augmentant le nombre de lymphocytes, capable de détruire des cellules infectées ou cancéreuses.

Le sport est donc gagnant dans la plupart des cas, y compris pour éviter la rechute, mais lequel pratiquer ? Marche nordique, karaté, escalade, escrime et même rugby (sans placage) …, tous les sports qui mettent le corps en mouvement sont intéressants pour les malades, pendant et après. « La mise en jeu du corps dans le mouvement est plus intéressante que le mouvement lui même », conclut Jean-Marc Descotes, cofondateur de la Cami. Le patient doit s’orienter vers le sport qui lui convient, en fonction de ses capacités physiques initiales et de ses envies, avec un seul mot d’ordre : que ce soit un plaisir.

Cancer Osons proposera des activités sportives pour tous et notamment pour les patients qui n’entrent plus dans le cadre de l’APA, à compter de la mi-septembre, avec un coach diplômé. 

L’Activité Physique Adaptée à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest à Angers : cliquez ICI

Nous défendons la même cause …

 

Octobre Rose 2016 à Angers (Photo Comité Féminin 49)

Si octobre est le mois dédié à l’information sur les cancers féminins, avec le mouvement « Octobre Rose », le mois suivant est dédié aux cancers masculins avec « Movember. » A Angers, l’association Cancer Osons avait envisagé d’établir un rapprochement entre les deux associations, lesquelles défendent, rappelons-le, la même cause.

Faire cause commune pour soutenir les personnes touchées par un cancer, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes, tel était notre souhait. C’est pourquoi nous avions envisagé de nous rapprocher de la délégation angevine d’Octobre Rose qui organise depuis plusieurs années, un événement sportif qui connaît un très grand succès.

Notre idée était simple : il s’agissait pour notre association, d’organiser au sein du challenge Octobre Rose qui aura lieu le 14 octobre 2018, une épreuve de marche nordique en sus des parcours de course à pied et de marche traditionnelle. Nous projetions d’encadrer le parcours, avec l’objectif de faire connaître notre jeune association, sans pour autant chercher à phagocyter l’organisation de cet événement féminin, mais également ouvert aux hommes. En contre-partie nous proposions aux organisatrices de tenir un stand dans le Club du Chabada, lors de notre concert du 16 novembre.

Mais pour des raisons tout à fait légitimes et que nous comprenons, les organisatrices ne souhaitent pas mélanger les genres. « Octobre Rose met l’accent sur le cancer du sein, pas sur celui de la prostate », nous a répondu l’une des organisatrices. « En plus, c’est déjà difficile de mélanger des sportifs de niveaux différents, ajouter une épreuve rend l’organisation plus complexe ». Dont acte.

Nous avons tout de même prévu de participer à Octobre Rose, pour faire connaître notre association auprès des participants et notamment des hommes, sensibles à cette cause. Nous porterons un tee-shirt rose et arborerons un brassard bleu, signe distinctif de notre démarche et nous inviterons quand même les organisatrices à installer un stand lors du concert qui aura lieu un mois plus tard.

Pour autant, les relations ne sont pas interrompues. Nous avons prévu de nous voir en septembre pour étudier les moyens de travailler ensemble, pour défendre une seule et même cause : le cancer. Car ce dernier ne choisit pas, il touche les hommes comme les femmes, sans distinction.

Pour en savoir plus sur Octobre Rose : http://www.comitefeminin49.fr/octobre-rose/