Cancer Osons sera présent à Octobre Rose à Angers

Octobre Rose 2016 : Départ de la course – Angers – © Marie BIEBER – 2016

Bonne nouvelle pour notre jeune association  : le Comité Féminin de Maine-et-Loire, organisateur de l’événement Octobre Rose à Angers, le 14 octobre prochain, nous offre un stand pour promouvoir nos activités. Désormais, à Angers, femmes et hommes vont faire front commun, avec des activités complémentaires, dans la lutte contre le cancer.

Octobre Rose, mouvement national qui permet de mettre le focus sur le cancer du sein, et d’une manière générale sur tous les cancers qui touchent plus particulièrement les femmes, connaît un grand succès chaque année. Les événements organisés sur l’hexagone, le plus souvent sportifs, pendant le mois d’octobre, accueillent à chaque fois plusieurs milliers de participants, tous de rose vêtus, preuve s’il en est que les femmes savent mobiliser pour cette grande cause qu’est le cancer.

A Angers, le Comité Féminin de Maine-et-Loire, organisateur d’un événement sportif et convivial, dans le cadre d’Octobre Rose, attend plus de 10 000 participants, femmes et hommes, le 14 octobre pour cette journée incontournable dans l’agenda des sportifs mais aussi de tous ceux dont une proche est touchée par un cancer du sein ou un autre cancer féminin. Cette année encore, au vu du succès rencontré les années précédentes, une nouvelle marée rose devrait donc déferler sur Angers en ce début d’automne.

Notre association, Cancer Osons, structure équivalente du CFML pour le soutien aux hommes touchés par un cancer de la prostate ou d’un testicule, sera présent dans le village de l’événement. La vice-présidente de l’association organisatrice, Marie-Anne BECHU, nous a appelé pour nous dire qu’un stand sera mis à notre disposition pour promouvoir notre structure et nos activités et notamment le Concert Contre le Cancer que nous organisons un mois plus tard, le 16 novembre, au Chabada.

Nous sommes ravis de cette invitation qui va nous permettre de travailler main dans la main avec celles qui ont certes plus d’expérience en la matière, mais qui ont surtout osé, bien avant nous, sensibiliser le public et payé de leur personne pour attirer l’attention.

Si certains membres du Conseil d’administration de Cancer Osons ! vont s’inscrire aux courses et marches, organisées pour l’occasion, nous serons aussi présents sur notre stand pour vous informer sur nos activités sportives et culturelles. Les membres et tous ceux qui veulent en savoir plus seront les bienvenus.

En contre partie, nous invitons le Comité Féminin de Maine-et-Loire à installer un stand, dans le cadre du Concert du 16 novembre, pour informer le public sur ses activités. Echange de bons procédés qui va dans le bon sens.

Cancer Osons ! s’habille chez Anjou Textile Création

Pour être facilement identifiables lors des événements et opérations qu’ils organisent, les dirigeants de l’association Cancer Osons ont fait le choix d’acquérir des polos de couleur bleu, celle plus généralement attribuée aux hommes, et de les faire sigler aux couleurs de l’association ?

« C’est un moyen de nous reconnaître et de faire en même temps la promotion de notre association », assurent les organisateurs. D’autant plus facile qu’ils ont choisi un textile de couleur bleu électrique, très visible. « Les femmes du mouvement Octobre rose, qui soutiennent la lutte contre le cancer du sein ont opté pour le rose, nous avons donc choisi le bleu. Même si nous avions envisagé, au début, une autre couleur afin de ne pas tomber dans les clichés. Mais force est de reconnaître que cette couleur permet d’identifier plus facilement notre démarche ».

Le choix de l’entreprise susceptible de réaliser ce vêtement plutôt estival, s’est porté sur une entreprise locale : « Anjou Textile Création », installée à proximité du Parc des expositions d’Angers sur la commune de Saint-Sylvain-d’Anjou.

« Nous avons choisi de travailler avec une entreprise locale car c’est plus facile de voir la matière et de négocier les délais », poursuivent les dirigeants. « Nous aurions certainement trouvé des prix plus attractifs sur internet, mais avec peut-être des surprises à la réception de la commande ».

Et pour cause, les dirigeants de l’association avaient une idée précise de la couleur et leurs délais étaient relativement courts :  les polos devant être fabriqués en une semaine afin de pouvoir être utilisés dès la première distribution des flyers annonçant le Concert contre le Cancer, prévu le 16 novembre au Chabada à Angers.

Si les délais habituels de l’entreprise angevine sont plutôt de « 3 à 4 semaines », comme l’annonçait François Codron, co-gérant d’ATC, ces derniers ont été ramené à 4 jours. Les organisateurs apprécient l’effort de l’entreprise et attendent avec impatience la livraison prévue ce vendredi.

Ils ont donc accepté le bon à tirer pour la broderie du logo sur la poitrine et le nom de l’association ainsi que l’adresse du site web dans le dos, en sérigraphie.

Ces polos seront portés lors des distribution de flyers prévus lors de quatre concerts du Festival estival de Trélazé, car les spectateurs sont pour la plupart, une cible intéressante pour les organisateurs du concert solidaire de novembre. Ces textiles seront également portés lors des opérations de communication de l’association et notamment lors de la conférence de presse prévue le 4 septembre à Angers.

Apprendre à vivre après un cancer

Profitez de la vie, même après un cancer. (Photo Allodocteurs)

Pour tous ceux qui y sont confrontés à un moment ou l’autre de leur vie, un cancer est souvent vécu comme un cataclysme. Pour ceux qui s’en sortent, de plus en plus nombreux, il y aura toujours un avant et un après cancer avec de nombreuses difficultés, que l’on soit obliger de reprendre un travail, pour sa vie de couple ou engager des projets.

« La vie après le cancer, c’est la vie sans le cancer, donc la vie », explique Sylvie Froucht-Hirsch, anesthésiste et auteure de « Temps d’un cancer » aux éditions Eres. « Mon cancer a exacerbé ma sensibilité ». Un jour, un patient m’a dit « je n’ai pas envie de mourir ». Et l’anesthésiste de poursuivre :  « j’ai pleuré. Il m’a fallu un peu de temps pour retrouver la bonne présence avec les malades. »

François, un patient affirme aujourd’hui qu’il ne pense plus trop au cancer du côlon qu’il a eu en 2004, mais il se souvient, lui aussi, que ça n’a pas été simple au début : « J’ai mis quelques mois à remonter à la surface. Ce n’est pas évident de se réadapter aux plaisirs de la vie, de retrouver le goût de rire, de sortir, de s’amuser, de faire l’amour…».

Car ce que l’on ne peux pas imaginer tout pendant que l’on n’est pas touché, c’est qu’il n’est pas simple de reprendre une vie tout à fait normale après la maladie, même pour ceux qui s’en sortent plutôt bien, sans trop de séquelles. Si le cancer se guérit de mieux en mieux, il fait toujours aussi peur, d’autant que les traitements sont souvent violents et handicapants pour la plupart des patients. Et d’avis des médecins comme des patients qui sont passé par cette période difficile de leur vie, rien ne peut-être après comme ce fut avant.

Le plus difficile reste d’arriver à oublier la maladie, toujours bien présente comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête, même après les traitements. Car au moindre écart celle-ci ne manquera pas de se rappeler au malade, sous forme de fatigue, de malaise, voire d’une récidive. Ce n’ai jamais vraiment fini, d’autant que les traitement d’accompagnement susceptibles d’éviter la rechute, peuvent durer pendant des années, même jusqu’à la fin de vie pour certains. « Avant j’étais très excessif. Maintenant, je fais attention à mon hygiène de vie », raconte Alain, grand fumeur. « Je ne bois plus au-delà du raisonnable, et le seul écart que je m’autorise, c’est quatre cigarettes par jour. »

Le plus difficile c’est d’arriver à lutter contre la déprime que connaissent 40 % des malades dans les deux ans qui suivent les traitements lourds. Pourtant le plus gros des efforts pour lutter contre la maladie est fourni et le spectre de la récidive s’éloigne. « Une fois les soins terminés, je me suis sentie abandonnée, il n’y avait plus personne pour s’occuper de moi, ma fille aussi était moins présente », dit Jocelyne, atteinte d’un cancer du sein en 2010. « J’avais l’impression d’être lâchée dans la nature.»

« Après les traitements, vous vous rendez compte qu’il faut composer avec la fatigue, les cicatrices, parfois une partie de son corps en moins, une peau différente… »

Si désormais les patients sont relativement bien suivis pendant l’année qui suit l’arrêt d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, avec des examens sanguins trimestriels et pour ceux qui le souhaitent avec des activités physiques adaptées (APA), les examens sont de plus en plus écartés les années suivantes. Les malades doivent lutter contre l’idée qu’une récidive reste toujours possible, avec la peur de revivre, en plus sévère, ce qu’il ont déjà vécu. Une situation souvent difficile pour ceux, environ 40 %, qui doivent reprendre un travail.

« Les gens ne savent pas que l’après-cancer est souvent très difficile », explique Catherine Cerisey, auteure d’un blog d’accompagnement des femmes en difficulté, malgré une récidive, douze ans après. « J’ai fait une dépression post-traumatique qui a été très longue. Après les traitements, vous vous rendez compte qu’il faut composer avec la fatigue, les cicatrices, parfois une partie du corps en moins, une peau différente… Vous avez des hauts et des bas ». Et de poursuivre : «  après la chimio ou la radiothérapie, il ne faut pas oublier qu’une partie des femmes (les hommes aussi – NDLR) doivent suivre une hormonothérapie pendant des années. Ce n’est pas un traitement light, il y a beaucoup d’effets secondaires. Ça aussi, c’est bizarre : on est guéri et il faut continuer à se soigner. »

Si le cancer s’éloigne un temps, ce n’est donc jamais vraiment fini, un fossé se creusant entre la guérison physique, celle que le malade et son entourage constatent, et la guérison psychique. D’autant plus difficile à gérer que les malades sont suivis pour le reste de leurs jours. Vivre après un cancer c’est d’abord à prendre a vivre avec la récidive possible. « Vous allez bien et, à la veille de la visite de contrôle, c’est l’angoisse, les examens vous rappellent que vous pouvez rechuter », souligne Sylvie. Le moindre signe, le moindre malaise, une migraine passagère ou persistante, une douleur abdominale fait immédiatement penser que le cancer s’est réinstallé, ailleurs…

Le cancer fragilise également la vie conjugale, les traitements hormonaux qui sont censés éviter les récidives des cancers du sein ou de la prostate, mettent la libido au placard. La mastectomie (ablation du sein) qui rendent les femmes plus fragiles, font exploser certains couples. Il met souvent à l’index les malades par des proches, partagés entre la peur et l’indifférence. Le cancer fait peur, autant aux malades qu’à leur entourage, sachant que rien n’est fait pour prendre en charge ce coté psychologique qui survient le plus souvent sans crier gare. Sans compter les effets secondaires, évolutions du traitement ou de la maladie qui peuvent se faire jour, plusieurs années après, voire de la précarisation des malades qui doivent subvenir à des soins qui les appauvrissent financièrement.

Seul point positif de cette expérience douloureuse pour la majorité des malades : le rapport au temps. Les post-cancers ont envie de profiter davantage du temps présent, ne prêtant même plus attention aux petites contrariétés, sachant que chacun sait qu’il y a beaucoup plus grave. Alors certains repartent pour une nouvelle vie, voyageant beaucoup et jouissant du temps présent.

(source citations : Brigitte Bègue – VIVA, magazine mutualiste)